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Nous vous accompagnons en storytelling imaginal, pour toutes vos réflexions approfondies, recherches d’un positionnement vecteur de sens, d’un développement pertinent.

Pratiquer cette méthode, c’est faire œuvre de recomposition de la réalité par du sens partagé. Le storytelling imaginal repose sur le projet personnel – ou collectif lorsqu’il se pratique en groupe – de faire émerger du sens, le sens le plus profond possible, qu’il soit enfoui dans les profondeurs de nos inconscients, ou qu’il repose dans l’inertie apparente d’un objet (Voir Jean-Marc Blancherie « Objeux et objoies d’hérméneutique en mercatique, ou le sens des objets » pour le colloque « Humanités et grandes Écoles » organisé par la conférence des grandes Écoles, 1996). ( « Le moment où l´objet jubile, sort de lui–même ses qualités » Francis Ponge )

Pour comprendre pourquoi les résultats sont stupéfiants, le mieux est d’expliquer la méthode. Au commencement est l’attention, la concentration, la capacité à formuler une bonne question, celle que l’on veut vraiment élucider. En groupe, c’est déjà une manière de penser vraiment, et de progresser en se demandant pourquoi on pense comme ceci, et pourquoi ma formulation n’est pas la même que celle de mon voisin de réflexion. C’est une façon de ne plus se raconter des histoires. De se trouver d’accord, aussi, et être prêt à découvrir du sens inattendu. Puis vient le brainstorming, qui n’est qu’une mise en bouche avant la pratique de la créativité profonde : on dit spontanément ce que nous inspire la question ainsi formulée, et surtout on écoute les autres en acceptant complètement ce qui est dit, sans rebondir, sans commenter. Puisque c’est dit, c’est que cela a du sens pour le locuteur. Je laisse agir en moi cette parole de l’autre.

Merveilleuse école d’écoute.

Lorsque chacun a bien exprimé ses idées et intuitions, on peut passer à la phase de construction de l’histoire imaginaire : secret de fabrique, nous dirons simplement que l’animateur installe un processus de libre association, terme que la psychanalyste Virginie Megglé définit ainsi sur son site :

« se laisser glisser d’une image à l’autre

se laisser porter par ce qui advient

laisser venir laisser se dire

ce qui traverse l’esprit

autour d’un mot

d’un visage

d’une vision

d’un sentiment

ou d’un rêve par exemple

sans à priori… »

Une histoire absurde, faite de bric et de broc, sans trame apparente, émerge rapidement : les phrases fusent, s’enchaînent et s’influencent ou non, et le groupe peut enfin souffler. Il la tient, son histoire ! Puis le travail commence, le travail d’interprétation, qui est au cœur de la démarche. Ce que Ricoeur appelle le sens direct, est maintenant très loin. Ou plutôt il est à débusquer en pénétrant la forêt de symboles que représente l’histoire. Travail ardu, mais la forêt n’est pas sauvage, puisque le récit l’organise : il y a des acteurs, une ambiance, des enchaînements, ou des ruptures, des actions ou pas, des émotions ou non. Et tout cela se décrypte à deux niveaux : celui de l’histoire nue, posée là sans lien avec le réel ; et celui de l’histoire en quelque sorte sur-interprétée, canalisée par la volonté de lui faire dire quelque chose d’un contexte précis, celui de la question posée.

L’histoire interprétée nous entrouvre la porte de l’impénétrable, et reste toujours interprétable. Elle nous munit d’un levier symbolique, qui va nous permettre de comprendre et d’agir : l’interprétation va être portée vers les pans de réel qu’il nous intéresse de « dire », de manier, de transformer.

Exemple :

Soit l’exemple de la vocation internationale d’une grande métropole, cas auquel nous avons travaillé avec les acteurs concernés, politiques, artistes, chargés de relations internationales. L’histoire nous a dit comment oscillaient entre plusieurs motifs le désir de se déployer internationalement, comment des obstacles, en profondeur, venaient contrecarrer une volonté et des efforts pourtant vifs. Cette histoire, que vous ne connaîtrez jamais puisqu’elle appartient au groupe qui l’a conçue, indique les éléments précis d’une problématique profonde (et des chemins pour avancer), mais aussi que ce qui est là est acceptable, même si nous ne pouvions ou ne voulions le voir. Attitude Zen, lâcher prise : l’histoire apporte aussi les ressources pour agir et progresser.

Autre exemple de storytelling imaginal :

Nous avons animé pendant plusieurs années un séminaire, avec des étudiants d’une École Supérieure de Commerce, concernant le sens de divers objets manufacturés, des parfums, la maison individuelle, la télécommande, l’écran d’ordinateur, des automobiles, la Harley-Davidson, le tramway, etc. Une fois l’histoire interprétée, elle nous invitait à choisir une orientation, l’un des sens qui nous paraissait en accord avec ce que nous projetions. Car l’analyse du sens nous donne aussi des possibilités de choisir, d’orienter la vocation d’un objet, puis de décliner celle-ci en termes d’usages, de marketing, d’image, de couleurs, de graphisme, de projets industriels, etc. La grande distribution s’intéresse à ce type d’histoire, car si les enseignes ont un grand arsenal pour étudier les comportements, elles ne savent rien du sens. Bien-sûr, le storytelling imaginal permet de décrypter le sens des marques et leurs histoires, le sens d’une politique publique, celui d’un choix professionnel, d’une stratégie. Imaginez, par exemple en Intelligence Économique, ce que vous pouvez découvrir !

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