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A la suite de l’histoire des déclarations d’Alliot Marie proposant au régime Ben Ali finissant de lui envoyer l’expertise des forces de l’ordre françaises, puis du rebondissement par l’histoire de ses vacances en Tunisie, voici que le terrain tunisien se voit gratifié de nouvelles narrations. A défaut d’un aide active, la Tunisie bénéficie d’un storytelling à la française que l’on ne peut pas qualifier de bon aloi.
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Suite : Boillon storytelling. Boris Boillon est le nouvel ambassadeur de France en Tunisie
Le point d’orgue émotionnel : la blessure des tunisiens
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Le personnage essentiel de cette histoire est l’égo de l’ambassadeur. Le ton, la gestuelle, le regard, tout (et pas seulement le propos) tend à l’affirmation d’une exaspération face aux interlocuteurs et à l’affirmation d’une supériorité doublée d’un appel à la complicité. La représentation de soi-même est au devant de la scène fabriquée par le représentant de la France.
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Il ne s’agit pas d’un dérapage, mais d’une caractéristique du personnage, qui se réclame du style sarkozy, comme en témoigne la photo (qu’il a publiée sur le site copain d’avant) qui occupe bien des pages Internet et réseaux sociaux ces jours-ci.
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Le storytelling est un art de l’authenticité. Le storytelling analytique passe d’abord par la recherche du sens dont est porteur le personnage essentiel de l’histoire. Le storytelling de communication, qui a pour objet de créer le meilleur sens possible, et le plus puissant possible, dans l’expression et la relation, est tout aussi conditionné par l’authenticité.
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Histoires à suivre :

  • le style sarkozy de l’ambassadeur
  • la diplomatie française face aux révolutions en cours

Wilileaks, toujours présent : Quand les diplomates américains se moquaient de Boris Boillon

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