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Aujourd’hui, face au drame des Japonais, on nous abreuve d’informations. A la limite, pour ceux qui se sont gavés de films catastrophes, ce ne sont que des images qui leur ressemblent, sans limite entre imaginaire et réel, puisque nous vivons dans un monde déréalisé. Nous n’avons même plus l’information comme réalité tangible et rationnelle, puisque les « autorités » (Besson l’inénarrable !) se saisissent de l’histoire dramatique pour nous raconter que ce n’est pas une catastrophe, et puis même, c’est ailleurs, en France ça ne peut pas arriver comme ça. Et nous n’avons pas non plus l’émotion : les médias nous dressent un tableau déshumanisé, descriptif, de ce qui advient ; un discours sec, des propos lénifiants.
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Un autre monde existe.
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Voyez, comment aux débuts du cinéma, on savait nous parler d’un autre drame, celui de la faim.

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