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Histoire d’économistes et histoire de politiques


Les matins – Au lendemain du sommet de l’euro par franceculture

 

Quels sont les éléments structurants du récit de crise en cette fin Octobre 2011, les acteurs de l’histoire, les valeurs en cause et leur évolution ou leur débat… au travers d’un journal de France Culture ?
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Premier chapitre du storytelling de la crise : focalisation sur la Grèce

Mise sous tension : en termes d’urgence + tergiversation des acteurs. Y a-t-il faute des politiques ? La

Des valeurs, des jugements : les Grecs font des efforts. Acteurs victimes : ceux qui perdent leur travail, les chômeurs, les jeunes (plus de 40% de chômeurs). Les Européens aussi. 3 jours de plus pour le sommet c’est normal que ça prenne du temps. Complexité : « dès que vous appuyez sur un bouton tout le reste bouge »

Puis le storytelling devient global

L’animateur de l’émission reprend l’historique des histoires, intéressant ! Mais bien peu d’éléments en réalité donnés :

  • Au départ « la crise de la finance », et on peut remonter aussi à « Lehman brothers »
  • Devient « la crise de la dette européenne »

Il revient sur le facteur temps et la faute, ou l’erreur, qui n’est pas nommée :

  • La rapidité de réaction devait être le facteur clé. Ça ne l’a pas été.

Il se tourne vers l’expert qui est celui qui endosse ce rôle volontiers : il est là pour expliquer. Dans l’histoire, il permet au lecteur de comprendre, comme quand on donne des indices dans un polar.

Quand le scénario ne peut pas avancer dans l’action, c’est sur la connaissance qu’on avance !

  • C’est normal que ce soit lent, répond l’économiste, il y a des parlements, des enjeux à moyen terme, 110 milliards d’Euros pour la Grèce, puis 110 à nouveau, on ne s’engage pas à la légère.
  • L’animateur. « Une embuche se superpose à celle d’avant » (celle qu’il glissait devant l’expert ?). Des pays demandent ce que c’est que ce couple franco-allemand (le personnage à double tête et conflictuel de ces derniers temps), cette danse pour régler la question de la dette grecque. Les britanniques, même, menacent de quitter l’Union Européenne !
  • L’expert. Ils seront là, Mercredi, les britanniques, car ils veulent pouvoir peser. Et d’autres pays veulent soutenir la recherche de solution : un autre fonds que le Fonds Européen de Stabilisation Financière pourrait être créé, alimenté par le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde. « Car si l’Europe ne va pas bien, le reste du monde n’ira pas bien »
  • Un journaliste non économiste. Ce qui prend du temps ? l’accord sur l’objectif est déjà passé : prendre sur les retraites des papis et mamies grecs !
  • Accord de l’expert sur les mesures d’austérité sur mesures d’austérité. Mais… justement il s’agit de faire aussi participer les banquiers ; quant au taux d’annulation de la dette, il nous explique que le chiffre phare, c’est en fait 20%, pas les 50% de la dette des banques ; si on n’apporte pas aussi les fonds structurels (15 Mds), « oui, peut-être on se plantera encore une fois ».

Remarque  : dans les histoires économiques les chiffres clés sont des repères essentiels des histoires. Mais ils sont complexes et le plus souvent confus. C’est pourquoi on a du mal à entendre ces histoires !

Notre remarque 2 : en parlant de « se planter », l’expert change de registre. C’est en contradiction avec ses propos d’allure équilibrée – il faut comprendre les acteurs – du départ.

Puis on revient sur « l’impatience ».

  • L’expert. Oui, on aurait tous aimé que les décisions eussent été prises plus rapidement. Mais c’est comme ça : 6 – 7 ans pour la crise de 1929.

On aurait vécu sinon une histoire différente.

L’économiste 2. Il démarre son histoire sur un contre-pied. « Le problème dans cette crise c’est le déni de la réalité. C’est un problème psychologique ». Quel acteur à ce problème ? Il dit d’abord « les élites », puis « les sociétés, même ». Celles-ci ont du mal à comprendre, et « à sortir des traces de ski de fond ». Le temps de la crise, c’est celui du renouvellement de génération : pour sortir des préventions mentales des prédécesseurs.

La réalité a progressé hier.

Et voici une tranche d’histoire anticipatrice :

« La Grèce ne peut pas payer. Ses dettes ne seront jamais payées. »

Comme le disait DSK à la télévision ? Oui, mais qui n’est plus le DSK du FMI qui a lui-même conçu le plan d’étouffement de la Grèce. C’est une politique stupide

L’histoire commence à vibrer : des affirmations péremptoires, des mots plus francs, un étouffement…

« On ne sort de la crise qu’en éludant les dettes (…) On va trouver un moyen de faire disparaitre ces dettes, les années prochaines vont être consacrées à ça »

 

La suite dans une prochaine production

 

 

 

 

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