Quelle différence entre un blogueur et un storyteller ?

L’article d’un blog américain… et ma traduction ci-dessous :

Vous bloguez ou vous racontez des histoires? Votre blog contient du storytelling ? Ou bien sont-ils exclusifs l’un de l’autre ? Les blogs sont ils vraiment destinés à être des recueils d’histoires? Faut-il les renommer ainsi ?

Les histoires et ceux qui les disent ont toujours existé, depuis l’aube des temps. Pensez à Adam et Eve, le jardin d’Eden et l’histoire tant racontée de la bataille entre le bien et le mal. Maintenant, pensez à une production récente de roman, de chanson, d’un film ou autre, une histoire qui a capté votre attention et vous a amené à la partager avec quelqu’un. Pourquoi avez-vous fait cela ?

Les blogs existent depuis les premiers temps de l’Internet. Son inventeur créateur, Tim Berners-Lee a mis à jour la liste des pages web avec une liste régulièrement croissante de sites Web. Aujourd’hui, à peu près n’importe qui peut lire / écrire un blog. La blogosphère est pleins de listes de choses, astuces, nouveautés, appelez ça comme vous voulez. Plus de 4 millions de pages de blog seront publiées aujourd’hui. Nous en soucions-nous?

Ainsi, le storytelling nous a toujours accompagnés, tandis que l’intérêt pour les blogs, selon Google Insights, a décollé au début de 2004.

Résumé de la suite

Plus il y a eu de blogs, plus on s’est éloigné de la narration d’histoires. C’est même ce qui manque le plus aux blogs. L’accent a été mis sur l’information, les faits et la  répétition ennuyeuse du même, (je dirais la reproduction partout des mêmes choses plates, descriptives, sans intérêt réel). Pas de théatralisation, pas d’aventure, une tendance générale à calmer nos émotions au lieu d’attiser nos convictions.

Pour qu’il y ait vraiment storytelling, certains ingrédients sont indispensables.

1/ La structure

Aristote, il y a plus de 2000 ans a observé que, pour une histoire soit complète, il doit y avoir, « un début, un milieu et une fin. » C’est grâce à ce cadre, que nous sommes pris dans un voyage, que le protagoniste des histoires répond à un appel à l’aventure, surmonte des obstacles, fait face à un complot jusqu’à un dénouement.

L’histoire sert à illustrer une idée ou un point que vous souhaitez traiter. Elle peut être courte, quelques phrases, un paragraphe ou aussi longue que le post lui-même – comme dans le cas d’une success story pour la clientèle. C’est le récit dans cette structure de base qui est capable de connecter votre audience avec ce que vous voulez qu’elle ressente.

2/ Le contraste

Remplissez le coeur de l’histoire avec un élément de contraste. Le contraste crée de l’intérêt, de l’engagement et stimule nos émotions. Nous sommes habitués à traiter avec les hauts et les bas de la vie. Nous remarquons les choses qui se démarquent. La dernière chose que nous voulons, c’est que notre public reste indifférent ou ambivalent au sujet de ce qui nous passionne. Le contraste crée des tensions et c’est une bonne chose. Le storyteller réussit lorsque la polarité crée du mouvement à travers le trouble de l’émotion.

Des blogueurs connus disent que le blogging est un exercice ardu, un travail difficile, quelque chose qu’ils se sentent obligés de faire à fond pour avoir le droit de profiter de ses avantages. Puis, il ya Seth Godin le conteur – un maître de contraste – qui dit que ce n’est pas quelque chose qu’il a à faire, mais plutôt que c’est quelque chose qu’il arrive à faire. Prenez, par exemple, Godin, son post d’aujourd’hui, sur le marketing horizontal n’est pas une idée nouvelle. Allez-y, cliquez sur ce lien, pour voir comment il oppose la commercialisation verticale avec la commercialisation horizontale. Qu’est-ce qui vous attire le plus ? Comment a-t-il traité votre ressenti ? Vous a-t-il donné envie d’être plutôt d’un côté que de l’autre ?

Un conteur crée de l’émotion avec l’utilisation d’oppositions et nous amène a être assez impliqué pour avoir à prendre une position, si ce n’est pour la modifier ou la rapprocher de la thèse proposée. Inversement, un blogueur sans perspectives d’histoire, qui se consacrée à une bonne mécanique (utilisation de mots-clés, grammaire, etc), c’est totalement monotone à nos oreilles, ça échoue du côté de nos émotions, et à nous faire faire une expérience inoubliable.

3/ La personnification.

Définition : L’attribution d’une nature personnelle ou d’un caractère à des objets inanimés ou à des notions abstraites. (Voir notre exemple du voilier haut de gamme qui se présente lui-même). C’est la représentation d’une chose ou d’une abstraction sous la forme d’une personne. La personnification de l’objet indique une qualité similaire, un mode de réalisation ou d’incarnation: elle personnifie une manière d’être.

Les storytellers relient, connectent, les informations et les gens (et la ressemblance  aux caractéristiques humaines), nous pouvons nous y identifier. Il rend l’information plus ludique, utile, crédible et mémorable. Ils trouvent des moyens pour traduire les concepts clés et abstraits en source d’inspiration et en désir de quelque chose de merveilleux, en expériences relationnelles qui frappent nos cordes sensibles.  Tout se résume à ce que les lecteurs sont vraiment à la recherche d’une certaine sorte de lien humain – une sorte de personnification de votre idée, c’est ça le point de ce que vous essayez de faire. Sans cet élément, trop de blogs tombent à plat et la possibilité de communiquer est perdue.

Demandez-vous, la prochaine fois que vous vous sentez interpellé par la question de votre mode de communication : quels sont ses éléments de structure, quel contraste et émotion de pour le déclenchement de la personnification ? Utilisez ces éléments, devenez storyteller.

 

Je suis entièrement d’accord avec cette présentation des blogs et du storytelling. J’ajouterai  : Avec EVALIR, apprenez à devenir storyteller, ou devenez l’interlocuteur – apprenant en faisant appel à ses prestations de storytelling

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