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Le storytelling est une pratique qui remonte à la nuit des temps : les hommes ont toujours communiqué, donné du sens au monde avec des récits. Le storytelling trouve un nouvel élan aujourd’hui, dans un monde en recherche de sens et d’émotion.

Techniquement, cela se comprend : rester essentiellement descriptif, linéaire, ne permet pas de bien communiquer dans des contextes surmédiatisés, alors qu’un même thème, s’il est mis en récit, va susciter l’attention, une identification dans des personnages ou situations du récit, va libérer une part de rêve.

Nous avons fait des expériences diverses assez étonnantes

Après une présentation du storytelling, des clients nous ont apporté des dossiers avec des contenus de formation assez techniques sur des supports papier. Est-ce que cela peut être mis en format storytelling ? Le résultat de notre essai a été fulgurant. Les contenus étaient beaucoup plus proches de la réalité, moins abstraits, vivants, plus ouverts (nous avions transposé les contenus sur des supports en ligne). Les apprenants s’impliquaient dans des rôles, ils retenaient bien mieux les connaissances transmises, ils se montraient plus curieux.

A peu près tout peut se transformer en storytelling : mettre en récit, c’est tout simplement donner de la vie, du relationnel, du cœur, aux messages et en général aux contenus. La vraie question qui se pose est celle de l’authenticité. Pas la vérité, mais la réalité profonde de ce qui est dit : s’il s’agit de tromper les gens, la puissance du storytelling va se retourner contre celui qui le pratique. Or les duperies ne marchent pas bien longtemps.

D’autres fois, nous pratiquons le storytelling dans un autre but que communiquer : pour connaître, savoir, analyser une réalité, en toute lucidité. Nous appelons « storytelling analytique » cette perspective d’utilisation. Et « storytelling imaginal » une technique qui nous fait aller très loin dans l’imagination créatrice et la compréhension.

Le storytelling devient « très  tendance ». Pour la communication et le marketing, pour le management, pour la pédagogie, pour les enquêtes… Il l’est aussi dans la sphère politique, mais là, il est marche de moins en moins pour les raisons indiquées plus haut : il est bien trop utilisé pour manipuler, duper, dissimuler les tenants et aboutissants, les enjeux, les responsabilités, alors qu’il est justement destiné à donner plus de visibilité et compréhension. Avec Internet, les réseaux sociaux, tous les supports 2.0, le storytelling se développe sans que l’on s’en aperçoive vraiment : très naturellement, car tous ces moyens très visuels, relationnels, simples d’accès, incitent à se dire, à représenter les idées et les thèmes de manière vivante et suffisamment simple. Tout cela mérite l’attention, et puis suscite de l’enthousiasme !

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